TANGO BORDEAUX EL RECODO TANGO ARGENTIN A BORDEAUX AVEC GREGORY DIAZ DANSEZ LE TANGO ARGENTIN A BORDEAUX |
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JUAN D’ARIENZO (14/12/1900 – 14/01/1976) |
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1928 - SES PREMIERS ENREGISTREMENTS |
Juan D'Arienzo (14/12/1900–14/01/1976) "El Rey del Compas" est une des figures les plus importantes et les plus connues du Tango Argentin. Compositeur, Violoniste et Directeur, son style nerveux et rythmé a fait son succès. Il enregistre plus de 1000 titres durant sa carrière, une véritable discographie à lui tout seul ! Cet article retrace l'historique de ce maestro, les principaux changements au sein de son orchestre et les évolutions de son style.. |
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Vers 1928, Juan D’Arienzo crée une formation typique qui enregistrera une quarantaine de titres pour le label Electra. Il s’agit de ses premiers enregistrements. Ces derniers ne sont pas très connus aujourd’hui. On ne reconnaît pas encore le style dont nous avons l’habitude et qui fera son succès à la fin des années 30. Le rythme est lent, le chant correspond à l’époque. On distingue toutefois un détail musical propre à D’Arienzo : la « cuarta cuerda » (quatrième corde), fameux violon sentimental jouant souvent un contre chant au second plan et en utilisant le glissando. Cet orchestre a enregistré 44 titres entre 1928 et 1929, et était composé des musiciens suivant: PIANO: Juan Carlos Howard - Juan Polito - Alfonso Lacueva - Vicente Gorrese Quelques éléments sont à noter : |
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24 Juin 1935, Carlos Gardel meurt ; le Tango s’en ira-t-il avec lui ? Dans cette ambiance générale peu propice, Juan D’Arienzo va lui redonner du souffle presque tous les soirs au cabaret Chantecler. Les arrangements sont marqués avec 4 accents forts par mesure, au lieu de 2 habituellement, ce qui donne une impression de rythme plus soutenu. Le label RCA Victor signe D’Arienzo pour l’enregistrement de quelques thèmes instrumentaux. Nous sommes le 2 Juillet 1935 et voici la composition de l’orchestre jusqu’à la fin de cette année la. PIANO : Lidio Fasoli Il paraîtrait qu’Anibal Troilo, Jorge Argentino, Fernandez et Hugo Baralis (membres alors du sextet Elvino Vardaro) complétaient l’orchestre à certaines occasions et dans certains premiers enregistrements de 1935. |
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Très rapidement, D’Arienzo fait la connaissance du pianiste Rodolfo Biagi qui vient de quitter Juan Canaro (le frère de Francisco Canaro qui est bien plus connu) et joue tous les soirs également au Chantecler. C’est à cette époque qu’il reçoit le surnom de « El Rey del Compas » (le roi du tempo), attribué par le présentateur artistique. Juan et Rodolfo se lient alors d’amitié et lorsque le contrat de Fasoli s’achève, D’Arienzo intègre Biagi dans son orchestre. Ce dernier va apporter une influence très importante en accélérant le tempo et avec ses transitions brillantes au piano. Il portera d’ailleurs le surnom de « Manos Brujas » (mains ensorcelées). Le changement est notable à partir du tango « 9 de Julio ». Nous sommes en Décembre 1935. L’année suivante, Juan D’Arienzo joue à Radio El Mundo et agrandit sa formation avec 2 bandonéons et un violon supplémentaires. D’Arienzo connait un fort succès et aura une forte influence sur le style musical de son époque. PIANO : Rodolfo Biagi – César Zagnoli (suppléant) Les danseurs connaissent tous le célèbre Tango “Paciencia” enregistré par cet orchestre en 1937, composé par Juan D’Arienzo et Francisco Gorrindo et chanté par Enrique Carbel. |
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En Juillet 1938, Rodolfo Biagi quitte D’Arienzo pour créer sa propre formation, avec laquelle il enregistrera pour le label Odeon de nombreux succès. Il est remplacé par Juan Polito, qui est sans doute le pianiste le plus important de l’orchestre de D’Arienzo (il était déjà là en 1928 et nous en reparlerons jusqu’aux derniers enregistrements). PIANO : Juan Polito - Alberto Vaga (suppléant) D’Arienzo disait (propos formulé en 1949) : Pour moi, le Tango c’est avant tout, du rythme, du nerf, de la force et du caractère. Le tango d’autre fois, celui de la « guardia vieja » avait tout ça, et nous devons faire en sorte qu’il ne le perde jamais.
PIANO : Fulvio Salamanca - Sup. Rodolfo Velo puis Juancito Diaz Cette formation enregistrera en novembre 1943, le disque le plus vendu dans l’histoire du Tango. Ce disque contient La Cumparsita d’un coté et La Puñalada sur l’autre face. La photoci-contre date de 1957 lors de la remise du disque d'or RCA Victor ; 10.000.000 de disques. |
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1942 - ET LA MELODIE ?
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A partir de 1942, la mode du rythmé et rapide change peu à peu au profit des phrases musicales. De nombreux orchestres participent à ce changement ; par exemple Carlos Di Sarli qui utilise davantage les violons et privilégie la mélodie. Cette fois, c’est Juan D’Arienzo qui va suivre la tendance en ralentissant légèrement son tempo et en remettant la mélodie au niveau de la rythmique, qui restera toutefois très présente comme à son habitude. Hector Mauré joue également un rôle important dans ce changement grâce à son phrasé plus lié qui survole la pulsation avec un rare talent et crée ainsi un certain équilibre entre rythme et mélodie. Vers le milieu des années 40, Jorge Ceriotti sera remplacé par Salvador Alonso (cousin d’Hector Varela) et Luis Pinotti, ce qui augmente la ligne des bandonéons à 6. On retrouve alors la composition orchestrale suivante: PIANO : Fulvio Salamanca - Sup. Rodolfo Velo puis Juancito Diaz Dans la même période, le style va perdurer tout en subissant une légère augmentation du tempo (qui avait ralenti à partir de 1942). Cette accélération se fait très progressivement en fonction des tangos, sans forcément suivre une règle stricte dictée par une « mode » comme ça pouvait être le cas auparavant. Peut-on parler de retour en 1938 ? Certes D’Arienzo revient à sa recette de base mais sans effacer les dernières années ni les phrasés mélancoliques. |
Entre mai et septembre 1950, l’orchestre d’El Rey del Compas va subir quelques changements. Le contrebassiste Olindo Sinibaldi meurt et Hector Varela quitte le groupe pour créer son propre orchestre. Il est suivi par Alberto San Miguel, Salvador Alonso et Luis Pinotti. Le rôle d’arrangeur porté par Varela jusqu’alors, revient au pianiste Fulvio Salamanca. Ces modifications ont un léger impact sur le style. Tandis que l’orchestre des années 40 était plus lent, avec une tessiture plus grave, cette formation est plus accélérée et brillante : PIANO : Fulvio Salamanca |
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Nous voici donc en 1957, et quelques changements vont encore se produire. Fulvio Salamanca quitte D’Arienzo pour former son propre orchestre. Il sera remplacé par Juan Polito (le retour), tandis que Carlos Lazzari se charge des arrangements jusqu’à la fin (1975). Les chanteurs Alberto Echague et Armando Laborde partent également. D’Arienzo aura recours à deux grandes voix : Mario Bustos et Jorge Valdez. Echague reviendra en 1968 et Laborde en 1964. PIANO : Juan Polito La voix humaine doit être un instrument supplémentaire de l’orchestre et rien de plus. Tout sacrifier au « chanteur d’opéra » est une erreur. Disait D’Arienzo en 1949. A partir de 1957, il va néanmoins faire briller ces chanteurs un peu plus qu’à son habitude, avec des parties chantées plus longue et des voix plus présentes. Les changements qui se produiront après 1957 sont les suivants : D’autres musiciens sont intervenus jusqu’en 1975. Ils ne sont pas tous cités ici. |
Nombreux sont les chanteurs ayant rejoint Juan D'Arienzo. Certains comme Alberto Echague sont des figures emblématiques de l’orchestre, d’autres ont fait des passages plus court ou n’ont pas eu l’occasion d’enregistrer. Voici une liste dans l’ordre chronologique : 1928/29 Carlos Dante (premiers enregistrements) |
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__________________________________________________________________________ - Mariano Chicho Frumboli... tengo una pregunta para vos
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Gregory DIAZ - www.el-recodo.com |
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